| Accueil | Photos | Livre d'or |
|
Judo images
Publié par olanaprotordi dans Le JUDO ![]() ![]() ![]() ![]() Postez le premier commentaire Recommander
L'Hassetsu
Publié par Red Defender dans Le KYUDO
Hassetsu, les 8 étapes du tir
Le tir se déroule en 8 phases distinctes et consécutives, appelé Hassetsu. Elles sont séparées et réunies à la fois.
Phase 1 - Ashibumi : enracinement des pieds
L'archer se positionne sur la ligne d'où les flèches seront tirées, de profil par rapport à la cible et tourne sa tête de manière à faire face à la cible. L'arc repose dans la main gauche à hauteur de hanche, et les flèches dans la main droite, à la même hauteur. L'archer recherche d'abord la stabilité dans l'immobilité de son corps et son esprit en partant des pieds, jusqu'à la tête. L'archer écarte ses pieds de sorte que la distance entre eux soit égale à son allonge (yasuka). Une ligne imaginaire passe devant les orteils de l'archer et l'axe de la cible après l'accomplissement de l'ashibumi.
Phase 2 - Dozukuri : mise en place du torse
L'archer encoche sa flèche et met ensuite en place la moitié supérieure de son corps, il vérifie son équilibre et l'alignement de son bassin avec ses épaules. Les deux parties du corps doivent être parallèle à la ligne imaginaire créée pendant l'ashibumi. Cette posture est étudiée pour trouver le maximum de stabilité dans les quatre directions : avant arrière et latéralement. De plus, cette mise en place du corps est nécessaire à l’ouverture maximale de l’arc avant le lâché. Dans certains tirs de cérémonie,les archers peuvent garder plusieurs minutes.
Phase 3 - Yugamae : mise en garde avec l'arc
Cette phase se compose de trois phases consistant en la mise en place de la flèche sur l'arc et la corde, et la préparation au tir :
Le tireur se saisit de la corde et de l'arc avec la flèche et maintient cette saisie jusqu'à la fin du tir.
Phase 4 - Uchiokoshi : élévation de l'arc
L'archer élève lentement l'arc au-dessus de sa tête jusqu'à ce que ses bras fassent un angle de 45° avec son tronc. Sa respirationest régulière pour se préparer à l'union (kai).
Phase 5 - Hikiwake : ouverture de l'arc
L'archer commence à abaisser l'arc tout en écartant ses bras, le mouvement doit dessiner un arc de cercle. Le tireur pousse simultanément l'arc avec sa main gauche et tire sur la corde avec la main droite, jusqu'à ce que la flèche soit au niveau de ses sourcils. L'ouverture se fait lentement, avec une certaine majesté par respect pour la beauté de l'arc. La flèche reste rigoureusement horizontale.
Phase 6 - Kai : pleine extention - union
L'archer continue le mouvement commencé dans la phase précédente. L'archer semble faire une pause pour viser mais en réalité il continue l'extension du corps dans toutes les directions pour créer une unité entre le corps, l'esprit, le cœur, l'arc, la flèche, la cible... La pointe de la flèche doit suivre la ligne établi pendant l'ashibumi. Par rapport a l’archerie occidentale, la poussée de l’arc se réalise avec l’espace pouce/index, la paume n’intervient pas. Cette extension dynamique doit être suffisamment énergique et efficace pour provoquer le départ de la flèche.
Phase 7 - Hanare : le lâcher
On parle de séparation. Lorsque l'archer atteint l'union parfaite, la corde se libère de la main droite pour lâcher la flèche. La flèche part ou se sépare du tireur. La flèche se sépare de l'archer grâce à l’extension du corps. Phase 8 - Zanshin : persistance de l'esprit ou continuation du tir
Après que la flèche soit partie, le corps est maintenu en extension (même position qu'après hanare) tout en restant à l'état de concentration. L'archer suit la flèche du regard, prêt à toute éventualité. C'est à cet instant que se révèle la vraie nature de l'archer, selon la stabilité du vol de la flèche et de la posture du kyūdōka (pratiquant).
Un Hassetsu complet Cette étape est suivie d'une seconde phase, le yudaoshi. Tout en demeurant dans le tir et dans la continuité du zanshin, l'archer abaisse l'arc pour passer à la flèche suivante en recommençant les hassetsu.
Source :
Le tir à l'arc Magazine N°3
Les Sharei
Publié par Red Defender dans Le KYUDO
Les ShareiLes archers tirent par groupe. Suivant un code protocolaire strict (Rei), ils se positionnent ensemble sur le pas de tir pour tirer ensuite chacun à leur tour. Ces procédures de tir sont nommées sharei. Plusieurs sharei existent et sont pratiqués suivant le lieu, les circonstances, l'assistance présente, le temps… Chacun des sharei est adapté à ces paramètres. S’ils se déroulent en intérieur, les archers utilisent une position intermédiaire assise appelée Kisa, par contre, cette posture est peu propice pour les tirs extérieurs ou on utilise un tir debout en tachisharei.
.
Mochimato sharei : C'est le tir étudié dès le début de la pratique afin d'aborder au plus tôt l'aspect du tir en groupe. Les dojos étant adaptés à la pratique du tir par cinq (chiffre au japon), un groupe de cinq tireurs entrent successivement sur le pas de tir et chaque tireur se met face à sa cible. Après avoir ensemble armé une flèche, le premier tireur tire seul une flèche pendant que les autres tireurs attendent. Chaque tireurs tire ainsi ses deux flèches par ordre. Finalement les tireurs sortent au fur à mesure de l’espace de tir lorsque qu’ils n’ont plus de flèche. C'est le tir présenté couramment pour passer un grade.
Yawatashi sharei : C'est le tir de démonstration par excellence. Il s'agit d'un groupe constitué d'un tireur et de deux assistants (kaizoe). Ce tir est celui utilisé pour les ouvertures de démonstrations importantes. Le groupe constitué du tireur et de ses assistants, se met en place rituellement dans l'espace du dojo ; le tireur est seul devant la cible unique, le premier assistant est en retrait du tireur et le suit dans ses moindres mouvements afin de venir le seconder pendant le tir. Le deuxième assistant est en position d’attente à la ciblerie et vient retirer la flèche de la cible après chaque jet. Il ramène ensuite les flèches au premier assistant qui les rendra ensuite au tireur. Une fois le tir terminé, les trois acteurs du tir se retirent ensemble du shajo (espace de tir).
Hitotsumato sharei : L'autre tir de démonstration. Trois tireurs se présentent alternativement devant une seule cible, ils effectuent un déplacement triangulaire pour céder la place au tireur suivant. Ce tir est particulièrement apprécié pour son coté animé.
D'autres sharei tout aussi importants se pratiquent mais sont moins usités. Chaque Ryu ou école conserve ses propres sharei. Ils sont issus des longues traditions familiales ancestrales.
|
RECHERCHER
LES SPORTS
|
Vendredi 08 Mai 2009 à 12:28
Postez le premier commentaire
Recommander
